La Sardaigne dans l'Histoire

La Sardaigne dans l'Histoire
La Sardaigne a toujours été une ile non seulement au point de vue géographique, mais aussi au point de vue culturel et historique. Très lointaine du continent, avec peu de ports naturels, infesté par le paludisme dans les côteset dans les plaines voisines, souvent victime d'agression de la part de populations provenantes de la mer, les Sardes eurent dans le passé la tendance à s'établir dans les zones intérieures, en accentuant ainsi dans le caractère, dans les habitudes de vie et dans les valeurs culturelles la déjà forte insularité, déterminée par la position géographique. Les premières témoignages de l'homme en Sardaigne remontent au Paléolithique ; mais seulement à partir du Néolithique on a une documentation suffisante. Dans cette période la condition de vie des Sardes améliorèrent sensiblement avec l'introduction de la pratique de l'agriculture et de l'élevage, mais aussi parce que la Sardaigne se trouva au centre du trafic et du commerce de l'obsidienne, dont était riche le Mont Arci prés d'Oristano. Il y eût depuis lors un développement culturel constant, favorisé par les contacts continus avec les peuples les plus évolués de la Méditerranée orientale, qui porta au grand phénomène de la civilisation nuragique. À cette période ce référent les écrivains de l'antiquité classique, quand ils racontent les légendes sur l'origine et la provenance des populations indigènes présentes au moment de la conquête carthaginoise et romaine. Avec l'apparition en Sardaigne de Phéniciens (X – VIII siècle a. J.C. environ) commença pour les Sardes une longue phase de transformation culturelle qui porta à la crise de la civilisation nuragique et après, avec l'arrivée des Carthaginois, porta à une très longue période de décadence, dans la nécessité de devoir choisir entre la soumission aux conquereurs de tour et la dure liberté dans les refuges de montagne. Dans les différentes périodes historiques, en effet, la Sardaigne fut occupée tout d'abord par les Carthaginois et après, en succession par les Romains, les Vandales, les Byzantins et après une courte période d'autonomie avec les « Giudicati », par les Pisans, les Génois, les Espagnols, les Autrichiens, les Piémontais et enfin par les « Italiens ».

# Posté le samedi 19 novembre 2005 10:25

L'Histoire et les Hommes 1

L'Histoire et les Hommes 1
GIOVANNI MARIA ANJOY :

A Cagliari, en 1795, le peuple tue deux hauts fonctionnaires piémontais, la Sardaigne est sous domination piémontaise à cette époque. Les démocrates s'appuient sur les populations dominées et les paysans pauvres et occupent Sassari, au nord où s'était réfugiée une grande partie de l'aristocratie. L'agitation anti féodale s'étendant le pouvoir envoie de Cagliari un de ses juges comme arbitre muni des pleins pouvoirs: Giovanni Maria Anjoy.
Celui-ci, sympathisant des idées de la Révolution française, pour qui elles représentaient l'avenir de la liberté humaine, arrivé sur place soutient la cause des révoltés: paysans, petits bourgeois, petite noblesse campagnarde, etc. Anjoy se met à dos toutes les forces conservatrices, il est désavoué par le vice-roi piémontais. Sa tête est mise à prix comme bandit. G.M. Anjoy se réfugie à Paris où il meurt pauvre et abandonné.
Malgré nos recherches nous ne savons pas s'il y a été enterré.
En Sardaigne la répression du pouvoir piémontais et des féodaux est atroce, les campagnes sont dévastées, beaucoup de villages sont détruits, les partisans ou soupçonnés tels sont massacrés, des prêtres démocrates finissent sur l'échafaud.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 10:29

L' histoire et les hommes 2

L' histoire et les hommes 2
ANTONIO GRAMSCI (Alès 1891-Rome 1937)

Après le lycée classique de Cagliari, il poursuit des études de lettres et de philologie à l'Université de Sassari. Jeune militant socialiste, influencé par la révolution soviétique, dès 1920, il élabore la théorie des conseils d'usine, cellules de base de l'Etat prolétarien qu'il met en ½uvre à Turin aux usines FIAT. En 1921, il participe à la fondation du parti communiste italien dont il prend la direction en 1923. Journaliste il collabore à plusieurs revue dont le quotidien L'Avanti, il est critique de théâtre. Il fonde et dirige " L'Ordine Nuova " et " L'Unita ". Il est élu député en 1924. Avec les socialistes il lutte contre le fascisme ce qui lui vaut d'être arrêté et emprisonné en 1926.
De sa prison il poursuit son ½uvre littéraire et de théoricien du marxisme.
C'est dans sa prison de Rome qu'il meurt le 27 avril 1937 laissant une ½uvre immense.

# Posté le samedi 19 novembre 2005 10:31

Modifié le samedi 19 novembre 2005 15:40

L'histoire et les hommes 3

L'histoire et les hommes 3
Eleonora D'ARBOREA

Pour mettre fin à la domination aragonaise Mariano IV d'Arboréa, brillant guerrier et sage législateur, se soulève, une partie du peuple sarde qui ne supporte plus le féodalisme espagnol se rallie à sa cause. En 1374, la peste le tue et la guerre s'arrête. Son fils Ugone reprend la lutte mais il est tué par ses nobles.
Sa s½ur, Eleonora d'Arboréa reprend le flambeau, se proclame Giudichessa. Elle bat les nobles insurgés. Elle propose la paix au roi d'Aragon en lui envoyant comme émissaire son propre mari Brancaleone, un génois. La paix étant revenue, elle peut se consacrer aux affaires du royaume, elle promulgue une charte, la " Carta de logu " en langue sarde, concernant le droit civil, le droit pénal, l'administration et même des droits spécifiques par exemple pour les vignes (voir les vins sous la rubrique gastronomie).
Cette " Carta de logu " est un essai de rénovation et de stabilisation des institutions coutumières sardes que laisse Eleonora d'Arborea lorsqu'elle meurt, comme son père, de la peste en 1400. Le Giudicato d'Arborea aura été le dernier bastion de la résistance " nationale " sarde.Alphonse d'Aragon, dit le Magnanime, 1416-1458, peut achever la domination espagnole sur la Sardaigne qui durera jusqu'en 1718 où par un traité, concluant la guerre de succession espagnole. Ce traité donne à Victor Amédée de Savoie, roi de Savoie, la Sardaigne en échange de la Sicile.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 10:33

Modifié le vendredi 22 juin 2007 14:36

L'histoire et les hommes 4

L'histoire et les hommes 4
MARINI EFISIO

...est né en 1835 à Cagliari. Après des études de médecine à Pise, il devient assistant à l'université de Cagliari. Vers trente ans il met au point une méthode de momification qui permet, sans entailles ni injections, la pétrification des cadavres. Plus tard il mettra au point une méthode qui restitue la souplesse et les couleurs naturelles aux corps. A cette époque embaumement et momification sont à la mode parmi les classes dirigeantes d'Europe et le restera jusqu'au début du 20ème siècle. Mais nul n'est prophète en son pays, incompris il quitte la Sardaigne et s'installe à Naples.
Au cours de l'Exposition de Paris, en 1867, Napoléon III charge le célèbre chirurgien français Nélaton d'évaluer la technique mise au point par Marini, il décerne à celui-ci la Légion d'Honneur et la même année la prestigieuse revue médicale « Lancet » lui consacre un article.
Il momifie des personnalités et poursuit ses recherches, mais elles ne lui ouvrent pas les portes de l'université tout en engloutissant sa fortune. Pendant les dernières années de sa vie il vient en aide aux cholériques des quartiers populaires de Naples. Il meurt dans cette ville en septembre 1900.
Giorgio TODDE en fait le personnage principal de son livre « L'état des âmes » qui se passe en 1893 dans un petit village de Sardaigne, paru aux éditions Albin Michel.
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# Posté le samedi 19 novembre 2005 10:35

Modifié le samedi 19 novembre 2005 15:49