La Sardaigne a toujours été une ile non seulement au point de vue géographique, mais aussi au point de vue culturel et historique. Très lointaine du continent, avec peu de ports naturels, infesté par le paludisme dans les côteset dans les plaines voisines, souvent victime d'agression de la part de populations provenantes de la mer, les Sardes eurent dans le passé la tendance à s'établir dans les zones intérieures, en accentuant ainsi dans le caractère, dans les habitudes de vie et dans les valeurs culturelles la déjà forte insularité, déterminée par la position géographique. Les premières témoignages de l'homme en Sardaigne remontent au Paléolithique ; mais seulement à partir du Néolithique on a une documentation suffisante. Dans cette période la condition de vie des Sardes améliorèrent sensiblement avec l'introduction de la pratique de l'agriculture et de l'élevage, mais aussi parce que la Sardaigne se trouva au centre du trafic et du commerce de l'obsidienne, dont était riche le Mont Arci prés d'Oristano. Il y eût depuis lors un développement culturel constant, favorisé par les contacts continus avec les peuples les plus évolués de la Méditerranée orientale, qui porta au grand phénomène de la civilisation nuragique. À cette période ce référent les écrivains de l'antiquité classique, quand ils racontent les légendes sur l'origine et la provenance des populations indigènes présentes au moment de la conquête carthaginoise et romaine. Avec l'apparition en Sardaigne de Phéniciens (X – VIII siècle a. J.C. environ) commença pour les Sardes une longue phase de transformation culturelle qui porta à la crise de la civilisation nuragique et après, avec l'arrivée des Carthaginois, porta à une très longue période de décadence, dans la nécessité de devoir choisir entre la soumission aux conquereurs de tour et la dure liberté dans les refuges de montagne. Dans les différentes périodes historiques, en effet, la Sardaigne fut occupée tout d'abord par les Carthaginois et après, en succession par les Romains, les Vandales, les Byzantins et après une courte période d'autonomie avec les « Giudicati », par les Pisans, les Génois, les Espagnols, les Autrichiens, les Piémontais et enfin par les « Italiens ».